« Le Budget 2015 de la France est déjà périmé : vite, réagissons : »

Le Gouvernement a présenté la semaine dernière ses engagements économiques envers la Commission européenne par le « Programme de stabilité pour les années 2015 à 2018 ». Cette feuille de route ne garantit pas du tout la sincérité et donc la crédibilité de la nouvelle trajectoire des finances publiques. La raison en est simple : l’absence de courage et les petits arrangements internes à la veille du prochain Congrès du Parti socialiste.  

 

Le Gouvernement a ainsi décidé de revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour les années 2016 à 2018 et ce, malgré un contexte extérieur pourtant favorable au redémarrage de l’activité économique. La brillante réélection de David CAMERON en atteste : 3% de croissance et une baisse du chômage de 8,3% à 5,4% ; avec 1,8 millions d’emplois créés quand le chômage dans notre pays stagne à 10%.

 

Alors que nos voisins européens ont fait les réformes de structures internes nécessaires au redécollage de leur économique, les hiérarques de la rue de Solférino poursuivent les réformes cosmétiques et les effets d’annonce. Cette annonce de baisse de la croissance trahit un éclair de lucidité (ou de cynisme ?) plus que de courage politique.

 

Les incertitudes sont tellement nombreuses, aussi bien du côté des recettes aléatoirement estimées que des dépenses qui ne cessent d’augmenter, que le budget voté pour 2015 est « déjà obsolète » comme l’indiquait le président UMP de la Commission des Finances,  mon collègue Gilles CARREZ.

 

Les exemples sont nombreux, comme les nouvelles dépenses dans le cadre de la lutte contre le terrorisme (l’extension du plan Vigipirate par l’opération « Sentinelle » mobilise ainsi 10.000 soldats avec un coût d’un million d’euros par jour), mais aussi les annonces sur le service civique, ou encore de la loi « Macron » qui ne font l’objet d’aucun financement identifié.

 

Par ailleurs, les faibles économies annoncées ne sont que des « baisses de la hausse », et ne font que compenser l’absence d’inflation. Ces annonces sont par ailleurs tendancielles, c’est-à-dire qu’elles reposent sur des opportunités (dividendes de l’Etat, ventes d’éléments du patrimoine immobilier national…) et ne sont donc pas des réponses adaptées ni durables.

 

Le Gouvernement a fait le choix de l’évitement et de l’opacité budgétaire en permanence. Il est pourtant urgent de procéder très rapidement à l’examen au Parlement d’un Projet de loi de finances rectificatives, afin de connaître et débattre publiquement de ces nombreux dérapages budgétaires (coût de la masse salariale de la fonction publique, coût de la politique migratoire et de l’asile récemment sanctionnée par la Cour des Comptes, sous-budgétisation permanente du coût véritable des OPEX) qui pèseront sur les générations futures.

 

Savez-vous que chaque Français est actuellement redevable d’une dette de 34.000 € dès sa naissance ? Cette situation n’est plus possible.

 

Notre vigilante et notre opposition déterminée lors de l’examen des Projets de loi de finances pour 2016 et 2017 ne pourront hélas suffire à corriger toutes ces erreurs : la droite courageuse, quand elle aura retrouvé la confiance des Français, devra procéder aux nombreuses réformes de structures dont notre pays a un besoin VITAL.

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