La crise agricole nécessite des actions urgentes

La situation des agriculteurs est plus que tendue. Les prix poursuivent leur chute et ne couvrent pas les coûts de production : sur la dernière année, le prix du lait payé au producteur est en recul de 13% ; le prix de la viande baisse avec une diminution record pour la viande de porc à hauteur de 17,6% ; le prix du blé est en repli de 14% notamment. Les charges restent élevées. La guerre des prix de la grande distribution pénalise les prix à la production. La trésorerie des agriculteurs vire au rouge. De plus, des maux français s'agitent; tout d'abord, l'inflation des normes, qui met à mal les résultats des exploitants agricoles et leur capacité d’entreprendre.


A côté, notre droit fait encore plus que ce que la règle européenne demande ; des obligations plus contraignantes sont introduites. Une réaction urgente du Gouvernement est nécessaire désormais.


L'appel à un grand débat national sur l’agriculture sera-t-il entendu ?


Cela afin qu’une nouvelle politique des prix soit mise en place et que les producteurs ne soient plus la variable d’ajustement ; cela afin de promouvoir l’origine France qui permettra de donner un nouvel avenir aux produits français soumis à des contraintes qui pénalisent les coûts de production ; cela afin d’établir une stratégie d’investissement de l’Etat en faveur de la modernisation et l’innovation dans les exploitations agricoles.


Le monde agricole a besoin de considération et d’actes, c’est urgent !

 

Angélique DELAHAYE et Jean-Pierre VIGIER

Secrétaires Nationaux à l’Agriculture

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