GPA ET MARCHANDISATION DU CORPS HUMAIN : UNE OCCASION MANQUEE ET LA FAUTE D’UNE MAJORITE HYPOCRITE.

 

Mardi 21 juin, j’ai voté en faveur des deux propositions de loi de mes collègues Valérie Boyer et Philippe Gosselin dont l’objet était de renforcer les sanctions contre le recours aux « mères porteuses » qui contourne notre droit actuel dépassé par l’évolution des techniques et de constitutionnaliser le principe « d'indisponibilité du corps humain ».

 

Ces deux propositions de Lois, dont je suis cosignataire, avaient été présentées en Commission des Lois puis en séance publique jeudi dernier. J’étais présent lors de ces deux sessions et suis intervenu pour les défendre.

 

Malgré de belles déclamations contre l’esclavagisme reproductif, l’hypocrisie politicienne l’a emporté. Après avoir déserté les débats, les socialistes ont fui leurs responsabilités en abandonnant les femmes exploitées.

 

Alors qu'en théorie, la loi française interdit le recours aux mères porteuses, en pratique le gouvernement et la jurisprudence reconnaissent les effets de GPA conclues à l'étranger, alors même que le Conseil Constitutionnel les caractérise comme des "fraudes à la loi" manifestes. Les arguties et les diversions ne sont pas à la hauteur de notre responsabilité de législateur.

 

La France doit lutter par tous les moyens contre la GPA, promouvoir la dignité et le respect de toutes les femmes. Nous ne pouvons pas transiger avec le principe d'indisponibilité du corps humain, principe cardinal de la protection de la dignité humaine.

  

Manuel VALLS n’a pas tenu ses engagements d'octobre 2014 sur la promotion d'une initiative internationale de lutte contre la GPA. Le Premier ministre n’a pas, sur le territoire national, défendu bec et ongle l'interdiction et la non-reconnaissance totale des mères porteuses et de ses effets. C’est ce que nous avons redit avec mes collègues également membres de l’Entente parlementaire pour la Famille dans une Lettre ouverte.

 

Les services de l'Etat doivent engager des poursuites judiciaires contre les entreprises étrangères qui se livrent à ce commerce illicite dans les grands hôtels parisiens.

 

Cette pratique pseudo-moderniste est indigne du pays des droits de l'Homme.

 

Yannick MOREAU

Député de la Vendée

Membre de l’Entente parlementaire pour la Famille.

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